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Qu'est-ce
que l'assurance vie hypothécaire?
Un
contrat d'assurance vie hypothécaire est tout simplement
un contrat passé entre vous et une compagnie d'assurance.
En
contrepartie de paiements réguliers (les primes), la
compagnie s'engage à verser une prestation à
la personne que vous désignez (le bénéficiaire)
si vous décédiez pendant que votre contrat est
en vigueur. En vertu des lois canadiennes actuelles, cette
prestation est versée en franchise d'impôt si
le bénéficiaire désigné réside
au Canada.
Autrement
dit, si votre protection est de 100,000 $, votre bénéficiaire
recevra la totalité de cette somme.
La
plupart des gens qui prennent une assurance vie hypothécaire
le font pour veiller à ce que leur décès
prématuré n'ait pas de conséquences graves
sur la sécurité financière et affective
de leurs proches. Ces personnes s'assurent ainsi que leurs
proches disposeront de l'argent nécessaire pour couvrir
les paiements hypothécaires lorsqu'elles ne seront
plus là.
Fait
important à noter, la meilleure protection hypothécaire
que vous puissiez vous procurer est une assurance vie souscrite
auprès de votre conseiller en sécurité
financière. En effet, lorsque vous souscrivez un contrat
auprès de votre conseiller, vous serez certain d'être
couvert, car la compagnie d'assurance vie qui livrera le contrat
s'assurera au préalable que vous êtes assurable...ce
que la majorité des institutions bancaires ne font
pas. Voici pourquoi vous devez absolument contacter votre
conseiller en sécurité financière avant
d'accepter la mince couverture que certaines banques vous
proposeront...
Pour
que les assurés soient protégés adéquatement par les couvertures
bancaires, il faudrait;
1-
Revoir le produit en profondeur de façon à:
- Le
rendre transférable sans perte de bénéfices, lors d'un changement
d'institution;
- Respecter
la règle des deux ans pour contester la véracité des déclarations
faites par l'adhérent;
- Respecter
la durée de l'assurance, sans possibilité d'y mettre fin
avant terme;
- Ne
plus pouvoir annuler " l'assurance hypothèque " préalablement
consentie, lors d'un refinancement.
2-
Encadrer l'acte professionnel des institutions financières
- Tout
individu qui y vend une assurance de personnes, comme "
l'assurance hypothèque ", doit être un professionnel qualifié
et reconnu, soumis à la formation obligatoire;
- Il
doit donc adhérer à toutes les obligations de la loi 188
concernant la pratique de la vente d'assurance de personnes;
- Et,
notammant, détenir une assurance responsabilité professionnelle
pour mieux protéger l'assuré en cas d'erreur professionnelle
ou de malhonnêteté.
Avant
d'adhérer à " l' assurance hypothèque " d'une banque
ou d'une société de fiducie,
Une
étude actuarielle et l'examen de nombreuses causes portées
devant les tribunaux, effectués par l'AIAPQ concernant l'
"assurance hypothécaire ", révèlent plusieurs cas de pratique
empreinte de laxisme.
Il
faut y penser à deux fois...
Des
constats inquiétants:
-
Le refus de payer des institutions est trop souvent dû
aux erreurs et omissions de leur propres préposés;
-
Les consommateurs croient, à tort, que s'ils paient leurs
primes, l'assurance est automatiquement en vigueur;
- L'assurabilité
n'est vérifiée qu'au moment de la réclamation, après le
décès du client ou son invalidité;
-
Le tribunal est le seul recours du consommateur pour faire
valoir ses droits;
-
Il doit alors affronter de puissants contentieux, dans
une longue lutte au départ inégale, qui peut durer de
3 à 5 ans;
-
Sous peine de repossession de l'immeuble, il faut continuer
de payer l'hypothèque en attendant le jugement;
-
Un règlement hors cour est toujours inférieur à la valeur
assurée;
-
Dans certains cas, des couvertures d'assurance ont été
résiliées à l'insu de l'adhérent.
D'autres
constats non moins inquiétants
- Le
créancier ou l'institution prêteuse peut mettre fin au
contrat à tout moment, sur simple avis écrit;
-
L'assurance n'appartient pas au client, l'institution
en est la seule bénéficiaire;
- Si
le consommateur change de créancier hypothcaire, il perd
tous les bénéfices de l'assurance dont, dans certains
cas, celui de l'assurabilité;
-
Le refinancement de l'hypothèque entraîne une nouvelle
demande d'adhésion et peut aussi se solder par la perte
d'assurabilité;
- La
législation actuelle n'oblige pas le créancier à vous
donner une copie de votre contrat d'assurance.
Il
faudrait de plus;
Des
meilleurs recours pour le consommateur qui se croit lésé
- Le
droit à l'information sur le dossier disciplinaire de son
conseiller;
- Le
droit de déposer une plainte afin qu'une enquête soit effectuée,
s'il estime que son conseillé a fait preuve d'un manque
d'éthique;
- Le
droit d'être accompagné dans le processus de plainte, jusqu'à
la conclusion de l'enquête;
- Le
droit à l'indemnisation, s'il est victime d'erreur professionnelle
ou de malhonnêté.
Les
banques devraient payer les réclamations...
Comme
le refus de payer les réclamations exigibles en vertu de
l' "assurance hypothèque " est trop souvent dû aux erreurs
et omissions de leurs propres préposés, les banques, les
institutions financières ou les sociétés de fiducie doivent,
en toute équité, payer ces réclamations aux héritiers ou
aux invalides bénéficiaires; qu'ils aient fait appel aux
tribunaux ou non... Et surtout, éviter la tentation
de baragouiner des règlements hors cour qui sont toujours
inférieurs à la valeur assurée.
C'est
la grande conclusion à laquelle arrive l'AIAPQ suite à son
enquête spéciale concernant l' "assurance hypothèque ",
où l'on dénote trop de cas de pratique empreinte de laxisme,
qui peut sembler abusive aux assurés.
Les
banques, les institutions financières et les sociétés de
fiducie doivent mettre un terme aux situations dramatiques
que vivent leurs clients ou leurs héritiers...Pour qu'ils
puissent profiter de la vie sans se préoccuper de certains
lendemains.
N.B.
On peut se procurer un résumé du Rapport de l'enquête spéciale
sur l' " assurance hypothèque " en écrivant à: AIAPQ, 1 square
Westmount, bureau 500, Westmount, Québec H3Z 2P9
Pour
faire une cotation d'assurance vie hypothécaire, veuillez
cliquer ici.
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