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Pour que les assurés
soient protégés adéquatement par les couvertures bancaires, il faudrait;
1-
Revoir le produit en profondeur de façon à:
- Le rendre transférable
sans perte de bénéfices, lors d'un changement d'institution;
- Respecter la
règle des deux ans pour contester la véracité des déclarations faites
par l'adhérent;
- Respecter la
durée de l'assurance, sans possibilité d'y mettre fin avant terme;
- Ne plus pouvoir
annuler " l'assurance hypothèque " préalablement consentie, lors d'un
refinancement.
2-
Encadrer l'acte professionnel des institutions financières
- Tout individu
qui y vend une assurance de personnes, comme " l'assurance hypothèque
", doit être un professionnel qualifié et reconnu, soumis à la formation
obligatoire;
- Il doit donc
adhérer à toutes les obligations de la loi 188 concernant la pratique
de la vente d'assurance de personnes;
- Et, notammant,
détenir une assurance responsabilité professionnelle pour mieux protéger
l'assuré en cas d'erreur professionnelle ou de malhonnêteté.
Avant
d'adhérer à l' "assurance hypothèque " d'une banque ou d'une société
de fiducie,
Une étude actuarielle
et l'examen de nombreuses causes portées devant les tribunaux, effectués
par l'AIAPQ concernant l' "assurance hypothécaire ", révèlent plusieurs
cas de pratique empreinte de laxisme.
Il
faut y penser à deux fois...
Des
constats inquiétants:
- Le refus de
payer des institutions est trop souvent dû aux erreurs et omissions
de leur propres préposés;
- Les consommateurs
croient, à tort, que s'ils paient leurs primes, l'assurance est
automatiquement en vigueur;
- L'assurabilité
n'est vérifiée qu'au moment de la réclamation, après le décès du
client ou son invalidité;
- Le tribunal
est le seul recours du consommateur pour faire valoir ses droits;
- Il doit alors
affronter de puissants contentieux, dans une longue lutte au départ
inégale, qui peut durer de 3 à 5 ans;
- Sous peine
de repossession de l'immeuble, il faut continuer de payer l'hypothèque
en attendant le jugement;
- Un règlement
hors cour est toujours inférieur à la valeur assurée;
- Dans certains
cas, des couvertures d'assurance ont été résiliées à l'insu de l'adhérent.
D'autres
constats non moins inquiétants
- Le créancier
ou l'institution prêteuse peut mettre fin au contrat à tout moment,
sur simple avis écrit;
- L'assurance
n'appartient pas au client, l'institution en est la seule bénéficiaire;
- Si le consommateur
change de créancier hypothcaire, il perd tous les bénéfices de l'assurance
dont, dans certains cas, celui de l'assurabilité;
- Le refinancement
de l'hypothèque entraîne une nouvelle demande d'adhésion et peut
aussi se solder par la perte d'assurabilité;
- La législation
actuelle n'oblige pas le créancier à vous donner une copie de votre
contrat d'assurance.
Il
faudrait de plus;
Des
meilleurs recours pour le consommateur qui se croit lésé
- Le droit à l'information
sur le dossier disciplinaire de son conseiller;
- Le droit de
déposer une plainte afin qu'une enquête soit effectuée, s'il estime
que son conseillé a fait preuve d'un manque d'éthique;
- Le droit d'être
accompagné dans le processus de plainte, jusqu'à la conclusion de
l'enquête;
- Le droit à l'indemnisation,
s'il est victime d'erreur professionnelle ou de malhonnêté.
Les
banques devraient payer les réclamations...
Comme le refus
de payer les réclamations exigibles en vertu de l' "assurance hypothèque
" est trop souvent dû aux erreurs et omissions de leurs propres préposés,
les banques, les institutions financières ou les sociétés de fiducie
doivent, en toute équité, payer ces réclamations aux héritiers ou
aux invalides bénéficiaires; qu'ils aient fait appel aux tribunaux
ou non... Et surtout, éviter la tentation de baragouiner des
règlements hors cour qui sont toujours inférieurs à la valeur assurée.
C'est la grande
conclusion à laquelle arrive l'AIAPQ suite à son enquête spéciale
concernant l' "assurance hypothèque ", où l'on dénote trop de cas
de pratique empreinte de laxisme, qui peut sembler abusive aux assurés.
Les banques,
les institutions financières et les sociétés de fiducie doivent mettre
un terme aux situations dramatiques que vivent leurs clients ou leurs
héritiers...Pour qu'ils puissent profiter de la vie sans se préoccuper
de certains lendemains.
N.B. On peut
se procurer un résumé du Rapport de l'enquête spéciale sur l' " assurance
hypothèque " en écrivant à: AIAPQ, 1 square Westmount, bureau 500, Westmount,
Québec H3Z 2P9
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