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Comme vous le savez déjà, les lois fiscales
canadiennes nous obligent à investir au moins de
70 % de notre Régime d'Épargne Enregistré
pour la Retraite au Canada. Malgré cette obligation,
il vous est possible d'investir 100 % de votre RÉER
à l'étranger. La recette n'est pas magique
et votre conseiller en sécurité financière,
autrefois appelé " agent " ou " courtier
" d'assurance, vous en aura déjà glissé
un mot si vous avez investi votre argent pour la retraite
dans un fonds distinct, ou s'il vous a proposé de
le faire.
En effet, en plus d'offrir des garanties sur le capital
investi et l'insaisissabilité lorsqu'on désigne
un bénéficiaire (un conjoint, un ascendant
ou descendant), les fonds distincts vous permettent d'investir
dans des fonds appelés " synthétiques
" qui reflètent les principaux indices boursiers
; NASDAQ, DJIA, SP 500
Ces fonds indiciels, nommés ainsi parce qu'ils fluctuent
comme les indices boursiers qu'ils " imitent "
au cours de l'année, respectent en effet la règle
du 30 % de contenu étranger. Les gestionnaires utilisent
une partie du fonds pour conclure des contrats à
terme ou pour acheter des contrats d'options selon l'avis
du spécialiste, représentant l'ensemble du
marché boursier visé et multipliant ainsi
leur exposition en n'investissant qu'une infime partie du
fonds. La balance des avoirs est investi en bonds du trésor
canadien et peuvent servir de garantie lors d'un investissement
sur marge.
Prenons en exemple un fonds qui vaudrait $1,000,000 ; une
option sur la compagnie XYZ ne coûte que $5.00 par
opposition à l'achat du titre XYZ qui est coté
en bourse étrangère à $50.00 l'action.
Un fonds " conventionnel " pourrait acheter 6,000
actions XYZ avec $300,000 (6,000 X $50.00 = $300,000 soit
30 % du fonds $1,000,000) et respecterait le plafonds de
30 % en contenu étranger, alors qu'un fonds synthétique
conclurait un contrat pour l'achat de 20,000 options sur
le titre XYZ pour la somme de $100,000 ( 20,000 X $5.00
l'option), soit l'équivalent de 10 % du fonds, et
investirait $900,000 en Bonds du Trésor canadien
( T-Bills)
respectant ainsi la règle de contenu
étranger car seulement 10 % du fonds aurait été
investi hors du pays
! Les placements en instruments
dérivés se font habituellement sans levier
financier ( emprunter sur marge en utilisant la valeur du
contrat en garantie) , mais certaines compagnies peuvent
le faire au besoin pour maximiser l'exposition du fonds
et multiplier les gains
comme les pertes.
D'autres gestionnaires de fonds indiciels préconisent
l'achat de contrats à termes sur les principaux indices
cotés à la bourse au non du fonds. Par exemple,
pour n'en nommer que quelques uns, le Fonds Europe de La
Maritime Vie concluait l'année avec des contrats
sur les indices suivants :
- Austrian Futures (Autriche) janvier 2001
- Bel 20 Index Futures (Belgique) janvier 2001
- CAC 40 Index Futures (France) mars 2001
- DAX Index Futures (Allemagne) mars 2001
- Dutch Index Futures (Pays-Bas) jan 2001
- Finland Futures (Finlande) mars 2001
- FIB 30 Index Futures (Italie) mars 2001
- FTSE 100 Index (Royaume-Uni) mars 2001
- IBEX 35 Index Futures (Espagne) mars 2001
Un investisseur québécois pourrait donc détenir
100 % de contenu étranger dans son RÉER en
investissant dans un fonds comme le Fonds Europe de La Maritime
Vie, et voir ses gains, ou ses pertes, fluctuer selon les
indices achetés par le fonds. La même chose
est vraie pour les indices américains les plus populaires
; SP 500, DJNS, NASDAQ
Si vous cherchez une alternative au marché canadien,
qui ne représente que 3 % de la capitalisation mondiale,
vous n'aurez qu'à choisir votre indice préféré
sans vous soucier du plafonds de 30 % de contenu étranger.
De cette façons, vous pourrez " investir "
100 % de votre RÉER à l'étranger !
Par Alain
Bellemare, conseiller en sécurité financière
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